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Confession de foi
L’Eglise Protestante Evangélique d’Albertville

La Bible

Nous croyons que les Ecritures de l'Ancien et du Nouveau Testament sont la Parole inspirée de Dieu, sans erreur dans les écrits originaux, qu'elles sont la révélation complète de sa volonté pour le salut des hommes, et qu'elles ont une autorité divine et souveraine en matière de Foi, de vie et de conduite chrétienne.

Dieu

Nous croyons en un seul Dieu, Créateur de toutes choses, infini et parfait, Père, Fils et Saint-Esprit de toute éternité.

Jésus-Christ

Nous croyons que Jésus-Christ, sans aucune altération de sa divinité éternelle, est devenu pleinement homme en étant conçu du Saint-Esprit et en naissant d'une vierge, qu'il est mort sur la croix en offrant ainsi un sacrifice parfait et complet, à notre place et pour nos péchés, selon les Ecritures.  Nous croyons qu'il est ressuscité des morts corporellement, qu'il est monté au ciel, où il siège à la droite de la Majesté Divine, et qu'il est maintenant notre Grand Prêtre et notre Avocat. Nous croyons à son prochain retour personnel, visible et glorieux.

Le Saint-Esprit

Nous croyons en l’Esprit-Saint, à sa divinité et à sa personnalité. Nous croyons que son ministère est de glorifier le Seigneur Jésus, et, dans le temps présent, de convaincre et de régénérer le pécheur par la foi en Christ, de baptiser le croyant au moment de sa régénération pour en faire un membre du corps dont Christ est la Tête, d'habiter dans le coeur du croyant, et de le guider, de l'instruire, de le remplir et de lui donner la puissance nécessaire pour une vie et un service digne du Seigneur.

L'homme et le péché

Nous croyons que l'homme a été l'objet d'un acte créateur direct de Dieu qui l'a fait à son image.  Nous croyons que l'homme a chuté, que, de ce fait, l'espèce humaine toute entière est perdue et demeure sous la domination de Satan, dans la révolte, la corruption et la condamnation.

Le salut

Nous croyons que la mort expiatoire et la résurrection de Jésus-Christ sont la seule base pour la justification et le salut par grâce de tous ceux qui croient.  Nous croyons que seuls ceux qui reçoivent Jésus-Christ par un acte de foi personnel sont nés de L’Esprit et deviennent ainsi enfants de Dieu.  Nous croyons que le salut se traduit par une vie de piété, de sanctification, de témoignage et de service à la gloire de Dieu par l’action du Saint-Esprit.

La parousie

Nous croyons au retour personnel de notre Seigneur Jésus-Christ.  Nous croyons que cette espérance bénie a une importance vitale pour la vie et le service personnel du croyant.

La résurrection

Nous croyons à  la résurrection corporelle de tous les morts, les croyants allant à la félicité éternelle auprès du Seigneur, les incroyants au jugement et au châtiment éternel et conscient.

L'Eglise

Nous croyons que l'Eglise se compose de tous ceux qui, au moyen de la foi qui sauve, ont été régénérés par le Saint-Esprit et qui sont unis les uns aux autres dans le corps de Christ dont il est la Tête. Nous croyons que l’Eglise universelle est l’ensemble des rachetés de Jésus-Christ, de tous les pays et de tous les temps. Son unité véritable est dans son chef unique, Jésus-Christ, par l’œuvre du Saint-Esprit. Nous croyons que son expression visible est dans les églises locales.

Les symboles de la foi

Nous croyons que le baptême d'eau et la Sainte Cène sont des ordonnances que l'Eglise doit observer pendant le temps présent, mais qu'ils ne doivent pas être considérés comme des moyens de salut.  Le baptême par immersion des croyants doit précéder l'admission dans l'église locale.

La vie du croyant

Nous croyons que tous les rachetés doivent vivre de façon à honorer et glorifier leur Seigneur et Sauveur et à éviter ce qui peut lui faire du tort.  Nous croyons que Dieu veut qu'on rejette les fausses doctrines, ainsi que les plaisirs, les pratiques et les associations coupables.

La vie d'Eglise

Nous croyons que le premier jour de la semaine doit être considéré comme le jour du Seigneur, en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ et que, en conséquence, nous devons employer le dimanche à l'édification de nos âmes dans notre assemblée et à des œuvres de charité.

Précisions sur la ligne doctrinale de notre Eglise
concernant l'oeuvre du Saint-Esprit

Réception du Saint-Esprit

Le croyant reçoit le Saint-Esprit en s'unissant à Jésus-Christ par la foi, sans qu'on puisse dissocier dans le temps ces deux aspects de commencement de vie chrétienne. (Jn 7.39 ; Act 11.15-17 ; Rom 8.9 ; 1 Cor 12.13 ; Gal 4.6)

Le chrétien né de nouveau, scellé du Saint-Esprit, ne peut perdre son salut. (Jn 3.16 ; 6.47 ; 1 Jn 5.13 ; Phi 1.6 ; Rom 8.38-39 ; Jn 14.16 ; Eph 4.30 ; Jn 10.28 ; 1 Cor 3.15)

L'oeuvre du Saint-Esprit dans le croyant

Au cours de sa croissance spirituelle, sous la forme d'expériences diverses, le croyant bénéficie à deux égards de l’œuvre du Saint-Esprit :

1) il entre d'une part dans la jouissance effective de bénédictions qui étaient déjà siennes en Jésus-Christ mais dont il ne profitait pas encore (ainsi dans le domaine de la sanctification) ;

2) d'autre part, il reçoit un ou plusieurs dons spirituels selon le dessein particulier de Dieu à l’égard de chacun. (Matt 25.14-30 ; Rom 8.13-16 ; 12.4-8 ; 1 Cor 6.11 ; 1 Cor 12 ; Gal 5.16-18, 22 ; Eph 4.11-15 ; 2 Thess 2.13 ; 1 Pi 4.10-11)

Evaluation des dons spirituels

Le fait d'avoir reçu certains dons ne permet pas de se prévaloir d'une quelconque supériorité spirituelle. Il ne convient donc pas de déprécier la vie et la piété des autres chrétiens de l'église.(1 Cor 4.1-7 ; 12.31 à 14.1 ; Phi 2.13)

Il convient de s'attacher au donateur, le Dieu Père, Fils et Saint-Esprit plus qu'aux dons en tant que tels.

Les dons spirituels, dans leur multiplicité, sont accordés pour l'édification de toute l'église; la voie par excellence étant celle de l'amour ( l Cor 13). Celui ou celle qui a reçu un don n'en est pas le propriétaire, mais le dépositaire pour le bien de l'ensemble des frères et sœurs.

C'est le conseil, sous l'autorité de Dieu, qui est appelé à reconnaître les dons des membres de l'assemblée et à examiner tout problème que pourrait poser leur exercice en cherchant la solution dans l'Ecriture et la prière.

Plus important encore que les dons spirituels est le fruit de l'Esprit (Gal 5.22).

Remarques sur trois dons particuliers

Parler en langues

Le parler en langues n'est pas un signe indispensable de la manifestation du Saint-Esprit (1 Cor 12.7-13, 28-30) ; son origine n'est pas toujours divine (l Thess 5.21 ; 1 Jn 1.1). On peut rendre un culte d'adoration à Dieu en esprit et en vérité sans pratiquer obligatoirement le parler en langues dans l'assemblée. Celui ou celle qui a reçu ce don est invité à le pratiquer dans son culte personnel (1 Cor 14.4a).

Notre église, sans porter de jugement sur les autres églises évangéliques qui pratiquent le parler en langues dans leur culte, s'attache à l'intelligibilité des paroles prononcées dans l'assemblée, en particulier dans la prière (1 Cor 14.19).

Prophétie

Le ministère prophétique dans l'église (parole prononcée de la part de Dieu), quelle qu'en soit la forme, ne peut en aucun cas contredire, altérer ou compléter l’Ecriture Sainte, ni se substituer à elle (1 Cor 14.22-23 ; Eph 2.20-22 ; 2 Pi 1.20-21 ; Jude 3 ; Apoc 22.18-19).

Contrairement au temps de l’Eglise primitive, la révélation biblique est maintenant complète et close (Apoc 22.18-19).

Notre église proclame la pleine suffisance des Saintes Ecritures pour la foi et la vie du corps de Christ. Cependant, l’Esprit de Dieu reste souverain pour s'exprimer par des prophéties, des paroles de connaissance.

Sous l'autorité de Dieu, le conseil est appelé à reconnaître les dons des membres de l'assemblée et à examiner tout problème que pourrait poser leur exercice en cherchant la solution dans l’Ecriture et la prière.

Guérison divine

Nous attendons encore la rédemption de notre corps lors du retour de Jésus­Christ, bien qu'il nous l'ait acquise en sa mort à la croix. Dieu accorde la guérison aux malades quand il lui plaît, mais il n'a pas promis de le faire toujours.

Il peut donc arriver que le chrétien le plus fidèle reste malade et soit appelé à glorifier Dieu dans cette situation (Matt 8.16-17 ; Rom 8.25, 28-29 ; 1 Cor 15.42-44 ;  2 Cor 4.16 à 5.5 ; 12.7-10 ; 2 Tim 4.20 ; Jac 5.13-16).

De plus, Dieu ne promet pas automatiquement à ses enfants la santé et la prospérité matérielle (exemple de Job, Jésus, Paul; Phi 4.11-13).

De façon pratique, Jacques invite le malade à faire appel aux anciens, afin que ceux-ci prient pour lui en l'oignant d'huile au nom du Seigneur. Par ailleurs, Dieu dispense le "don des guérisons" comme il veut dans l’Eglise.

Expression de la foi dans le culte

Notre église considère la variété d'expression de la piété des frères et des sœurs de l'assemblée comme une richesse voulue de Dieu. Elle recommande à chacun la tolérance et le respect mutuel, afin que chacun, dans son individualité, trouve sa place dans le ministère d'adoration, de louange et d'intercession de l'Église. "Faites vous mutuellement bon accueil, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu" (Rom 15.7).

 

 

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